Environnement - Plages
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CNRSL : un état des plages rassurant
Le Conseil national pour la recherche scientifique libanais a publié, jeudi, son 40e rapport annuel sur l’état des plages au Liban. Sur les trente-sept points où des prélèvements ont été effectués, vingt-deux sont considérées comme étant "propres".
Une bonne nouvelle vient briser le marasme quotidien. Le littoral libanais n’est pas aussi pollué que l’on pensait. Vingt-six des trente-sept plages accessibles au public, soit 70% sont "propres". C’est ce qui ressort du 40e rapport annuel du Conseil national de la recherche scientifique (CNRS) libanais sur "L’état environnemental de la côte libanaise", qui met l’accent sur la pollution des plages accessibles au public et qui a été rendu public jeudi au cours d’une conférence de presse qui s’est tenue au siège du CNRS à Jnah. De plus, six plages sont "critiques" et cinq autres contre 8 l’année dernière sont « extrêmement polluées ».
D’après le rapport, les 26 plages "sûres" se trouvent à Tripoli (1), Enfeh (2), Heri (1), Selaata (1), Batroun (1), Amchit (1), Jbeil (2), Fidar (1), Okaibé (1), Bouar (1), Safra (1), Jounieh (1), Beyrouth (1), Damour (1), Jiyyeh (1), Rmaylé (1), al-Awali (1), Ghazieh (1), Sarafand (1), Adloun (1), Tyr (1), Naqoura (1), Khaldeh, et Menieh.
Le rapport compare également les résultats de l’année 2024 avec ceux de l’année précédente. Il constate une amélioration de la qualité de l’eau dans deux régions, qui sont passées de la catégorie "bien" à celle d’"excellente", trois qui sont passées de la catégorie « prudent » à « bien », une de « critique » à « bien », deux de « polluées » à « prudent » et une de « polluée » à « critique ». Cependant, une légère détérioration a été signalée dans certains sites, notamment au niveau de Rmeileh, Jiyeh et Heri qui sont passées de « très bien » à « bien ».
Carte présentant les résultats dans chaque région
D'après le rapport, les poissons présents dans les eaux libanaises ne montrent généralement pas de contamination par les PCBs (polychlorobiphényles) et les métaux lourds, substances hautement toxiques qui s'accumulent souvent dans le tissu adipeux de ces animaux. Ces polluants peuvent provoquer de nombreux problèmes chez le fœtus en développement, notamment des malformations du système nerveux.
Cependant, les deux espèces de coquillages étudiées ont montré un taux en plomb (Patella rustica ou patelle rustique) et une également en Cadmium (Spondylus spinosus ou huître épineuse).
De plus, une nouvelle étude mené sur la pollution des granules des plastiques utilisées dans les industries a été mené sur les plages libanaises.
Les experts du CNRS mettent par ailleurs en garde contre la consommation du poisson globe (Lagocephalus sceleratus), une espèce extrêmement toxique pour l’être humain. À la suite de l’ouverture du canal de Suez dans les années 1970, ces poissons, originaires de l’océan Indien et de la mer Rouge, ont trouvé dans la mer Méditerranée un environnement propice aux conditions biotiques (manque de prédateurs, abondance de nourriture…) et abiotiques (température de l’eau, salinité, courants…).
Plage à Ramlet Al Bayda. Crédit photo : Edward SFEIR pour 961 Scientia